
Le 8 juin 2014, Murielle Lucie Clément a offert une introduction à l’œuvre d’Andreï Makine à la salle Ivanhoé de Cluis.
Murielle Lucie Clément est l’auteur d’une thèse de doctorat sur Andreï Makine Andreï Makine. Présence de l’absence : une poétique de l’art (photographie, cinéma, musique). Dans sa thèse, Clément étudie la fonction respective d’éléments que les formalistes russes auraient appelés « non littéraires ». L’intérêt de cette thèse réside dans l’approche précise de l’œuvre d’Andreï Makine. Plusieurs chercheurs ont mentionné l’art dans les romans, sans souligner leur enchevêtrement et la force de leurs descriptions. La pertinence de cette thèse niche aussi dans l’élargissement à l’outil bakhtinien rendu adéquat à l’analyse de textes d’auteurs bilingues.
Selon Clément, une transversalité des arts au moyen d’ekphraseis évitent à Makine des développements surchargeant le texte dont la fonction si naturelle a échappé aux critiques. Points de focalisation insécables, s’y distinguent, pourtant, les liens conflictuels entre mémoire individuelle et mémoire collective.
Une grande connaissance historique et celle de la nature humaine permettent à Makine de planter ses personnages avec une grande maîtrise. En cela, il continue la grande lignée des écrivains russes. Par ailleurs, il peut être considéré comme un archiviste de l’histoire ce que démontre Murielle Lucie Clément.

